Je croyais pouvoir t'oublier, je croyais pouvoir me passer de toi mais je me suis trompée. Bienvenue dans la réalité ! Cette page à demi tournée, ce livre non achevé, cette plaie non refermée, cette blessure non cicatrisée... Les pages tournent avec le vent, on revient en arrière, on se projette en avant. Tu es le seul à pouvoir me guérir, de ce vide qu'on a laissé grandir.
Il ne faut jamais dire que l'espoir est mort. Ça ne meurt pas, l'espoir.
Je croyais que mon c½ur était détruit. A maintes reprises j'ai essayé de m'attacher à d'autres garçons, de créer des liens, j'ai même essayé de me persuader qu'avec eux mon avenir serait beau, que je pourrais leur dire « je t'aime » et le penser sincèrement. Mais non, c'était encore son visage que je voyais chaque nuit, c'était encore son prénom qui résonnait dans ma tête, dès que je pensais l'avoir oublié pour de bon, il réapparaissait et c'est là que je me rendais compte que personne ne lui arrivait à la cheville. Aucun des autres garçons, aussi géniaux puissent-t-ils être, ne faisaient battre mon c½ur aussi vite que lui. Je n'ai jamais tremblé en les voyant, une mauvaise journée n'en devenait pas une bonne rien qu'à la vue d'un de leur sourire, je n'ai jamais eu l'impression de voler après avoir passé des heures en leur compagnie, je n'ai jamais pleuré de joie tant j'étais heureuse grâce à eux, ni pleurer de chagrin de peur de les perdre. Mais pour lui, si, j'ai fait tout ça et bien plus encore. Et puis un jour, alors que je ne l'espérais même plus, tu t'es pointé, et j'ai été impressionnée par ta simplicité et le bien-être que tu dégageais tout autour de toi, tu n'avais absolument rien à changer, tu étais et tu es toujours parfait à ta façon. Avec toi, je n'ai même pas réfléchi, c'était comme une évidence, je ne me suis posé aucune question. C'était ton visage que j'avais en tête, pas le sien, bel et bien le tien. Lui, tu as réussi à l'effacer, sans même le vouloir, et à une vitesse impressionnante. Je croyais que mon c½ur était détruit, mais depuis que tu es là j'ai compris que ce n'était pas le cas, je le sens battre à pleine vitesse dans ma poitrine, je me sens de nouveau vivante grâce à toi, et ça fait un bien fou.
Il est des amitiés qui persistent malgré les incidents de la vie et sur lesquelles on peut s'appuyer de temps à autre. Il faut alors s'y accrocher et profiter de tous les instants de bonheur. L'amitié ne pourrait-elle pas se résumer en cette complicité qui nous permet de profiter de la vie, ensemble ?